Absente 55

L’ABSENTE, une affaire d’initiés

Présentation
 | 
Historique
 | 
Ingrédients
 | 
Préparation
 | 
Dégustation
 

L’Absente est avant tout un produit qui se consomme entre initiés, pour des moments d’exceptions, hors des sentiers battus…, elle laisse le champs  libre à l’imagination…, son credo étant le plaisir…

- Une persistance aromatique surprenante : en plus de l’absinthe, des flaveurs d’anis, de menthe et d’épices.
- Enflammez-vous lors du cérémonial légendaire mêlant l’absinthe, le sucre et appréciez pleinement sa couleur incomparable.
- Absente est élaborée à partir de plantes d’absinthe (Artémisia Absinthium) qui possèdent une forte amertume. Ces plantes aromatiques contiennent une essence amère et toxique (la thuyone) qui est réglementée (paragraphe législation).

Conseils : Quelques idées à pratiquer selon les goûts et les envies, selon la tradition avec le rituel de la cuillère, sur de la glace pilée, ou pour les amateurs de sensations fortes : nature. Avec Absente, tout est permit.
 

La Grande Absinthe (Atémisia Absinthium) était utilisée pour soigner les maux depuis l’Antiquité. En lui ajoutant de l’anis, on obtenait un élixir dont le succès était assuré. On prescrivait alors des concoctions aux malades et le secret de cet élixir fut vite racheté. C’est ainsi que s’installèrent les premières distillations d’Absinthe.

Très vite, l’Absinthe s’affirme. L’Absinthe part en 1830 avec les militaires à la conquête des territoires d’Outre-mer. L’Absinthe leur servait alors à assainir l’eau, tout autant qu’à soigner le mal du pays. A leur retour, ils continuèrent à déguster le breuvage. La bourgeoisie admirative de ses soldats goûte à cette boisson et l’apprécie, tandis que les artistes toujours à la recherche de plaisirs nouveaux, la découvrent à leur tour.

Le consommateur disposait soudain d’une boisson aux puissants arômes de plantes, dans laquelle on ajoutait de l’eau bien fraîche. Mais pas n’importe comment. Il fallait étonner son Absinthe en laissant tomber l’eau goutte à goutte sur le sucre posé sur la cuillère ciselée en métal. Le sucre étant dissout, l’eau pouvait enfin s’accélérer en fin filet et « battre l’Absinthe » jusqu’à la mixtion complète, véritable alchimie entre l’eau et les essences de plantes.

Les artistes vivaient l’Absinthe. Fille moderne et provocatrice, elle envoûtait. Elle entraînait les buveurs dans les rêves les plus insensés et lorsqu’ils avaient du génie, ils savaient trouver les mots qu’il fallait pour parler de leur petite muse aux yeux verts.

A partir de 1860, l’Absinthe gagne le milieu ouvrier et connaît alors une vogue effrénée qui la hisse au rang de « boisson nationale ». Mais rapidement, elle va devenir le symbole de l’alcoolisme.

Bouc émissaire de tous les maux provoqués par ce fléau, intense à la fin du XIXème siècle, la Fée verte devient le « péril vert ».

Les ligues antialcooliques, nouvellement créées, et les lobbies du vin effrayées par le succés de l'absinthe font pression sur le gouvernement pour obtenir sa totale prohibition.

Il faudra alors attendre la guerre de 1914 pour que le gouvernement, soucieux de ne pas faire plus de mécontents qu’il n’y en avait déjà, finisse par prendre quelques mesures restrictives. Jugées insuffisantes, elles seront complétées par une nouvelle proposition de loi qui sera acceptée en mars 1915, interdisant la production et la commercialisation de l'Absinthe.

Législation :

Depuis le 20 janvier 2011, entrée en application du règlement CE N°1334/2008 du 16 décembre 2008 : la teneur maximale autorisée en thuyone (alpha et bêta) dans les boissons alcoolisées produites à partir des espèces d'Artémisia est de 35 mg/kg.

Depuis le 17 mai 2011, la loi de 1915 relative à l'interdiction de la fabrication de la vente en gros et au détail, ainsi que la circulation de l'absinthe et des liqueurs similaires est abrogée.

Le terme "absinthe" peut dorénavant apparaître sur les étiquettes sans nécessité d'ajouter " aux plantes d' ".

"Absinthe" ne peut toujours pas être utilisée comme dénomination de vente car elle ne dispose pas de définition communautaire. La FFS et la DGCCRF travaillent à l'insertion de l'absinthe dans la réglementation Européenne.

Absente est une liqueur composée d’alcool, de sucre, d’essence et d’infusion d’armoise (Artémisia Vulgaris), d’alcoolat d’anis vert, d’essence de badiane (anéthol), d’alcoolats de mélisse et de menthe et d’essence de grande absinthe (Artémisia absinthium).

La grande absinthe (Artémisia Absinthium) au feuillage gris extrêmement parfumé, était autrefois utilisée pour aromatiser des sauces et pour préparer la célèbre liqueur « La Fée Verte ». La plante entière possède une très forte amertume et contient une substance appelée thuyone qui fût tenue responsable d’intoxication.

Aujourd’hui, l’Absente, liqueur aux plantes d’absinthe, diffère de sa sœur sur un point essentiel :  la thuyone présente est en parfaite conformité avec la réglementation.

 

    • Grande Absinthe (Artémisia Absinthium)
    • Armoise (Artémisia Vulgaris)
    • Anis vert
    • Mélisse

Les ingrédients sont macérés et/ou distillés préalablement puis ils sont mélangés au moment de la fabrication. Si Distilleries et Domaines de Provence a choisi de fabriquer l’Absente en mélangeant les essences ce n’est pas par hasard : en effet, cela permet de maîtriser, pour l’ensemble des fabrications des produits à base de plante d’absinthe, le taux de thuyone.

Une fois l’Absente fabriquée, elle est contrôlée, dégustée, filtrée puis mise en bouteille.

L'infusion d'armoise (Artemisia Vulgaris) apporte sa structure à l'Absente.
Les flaveurs subtiles d'anis, de menthe et d'épices apportées par les alcoolats et les essences confèrent à l'Absente son équilibre, sa finesse, sa fraîcheur et sa persistance aromatique surprenante.

Pour déguster l'Absente tout est permis (ou presque) :

  •  On peut verser l'Absente sur de la glace pilée ou sur des glaçons.

  •  Les amateurs de sensations fortes la boiront telle quelle.

  •  Ceux qui préfèrent l'Absente peu sucrée et amère, peuvent simplement y ajouter de l'eau fraîche.

  •  Les amoureux du temps passé pratiqueront avec application le rituel utilisé jadis en posant un morceau de sucre sur la cuillère à absinthe, placée sur le rebord du verre puis en versant lentement l'eau qui dissout le sucre et teinte l'Absente en vert opalescent.

Son profil organoleptique :

Sa robe : belle couleur vert clair à reflets jaunes d'aspect limpide et brillant.

Son nez : subtil par ses notes de plantes d'absinthe mêlées à l'anis, la menthe et les épices.

Sa bouche : attaque ronde et anisée puis évolution bien structurée, grâce à la présence de l'armoise, pour finir sur des notes fraîches et épicées (absinthe, mélisse et menthe), qui confèrent à l'Absente sa persistence aromatique .